Il n'y a qu'un pas, qu'un minuscule pas, entre l'amour et la haine.

Il n'y a qu'un pas, qu'un minuscule pas, entre l'amour et la haine.

# Posté le mardi 07 juillet 2009 08:12

Modifié le mardi 04 août 2009 03:45

.

.
Un bruit qui court



Rome, la splendide.

# Posté le samedi 18 juillet 2009 09:49

Modifié le mardi 04 août 2009 02:33

C'est parce que tu vois rien, que c'est magnifique.

C'est parce que tu vois rien, que c'est magnifique.
" Les sanglots longs des violons de l'automne, blessent mon coeur d'une langueur monotone"


Je crois qu'elle était cassée. Il y avait un quelque chose qui tournait pas rond. Même elle, je parie qu'elle ne savait pas ce que c'était. Ca se voyait rien qu'à sa façon d'être. Sa démarche incertaine, elle n'arrivait pas à marcher en ligne droite, une perte d'équilibre constante en fait. Elle ne tombait jamais pourtant, physiquement parlant, peut-être qu'à l'intérieur, c'était autre chose . Son regard, neutre à première vue, si vide quand on s'approchait d'elle. Elle regardait tout avec désintéressement total. Certaines personnes lui influaient une pointe de vie dans le regard, une petite étincelle. Mais la plupart du temps, c'était vide. Elle sombrait aussi dans des états de demi-consciences. Parfois, elle partait, son esprit divaguait vers des contrées inconnues. Ca devait être beau, car elle y restait longtemps dans ces contrées.Des fois, c'était dur de l'en faire sortir. Mais quand on y arrivait, on était content de la retrouver. Elle n'aime pas être intéressante. Elle veut être vue, elle veut briller, mais que par instant. Le reste du temps, elle préfère qu'on l'oublie, tout simplement. Alors de ce fait, elle se tait. Toujours, elle ne sort pas un seul mot. Parfois parler lui est vraiment dur. Elle doit attendre quelques secondes avant de pouvoir retrouver l'usage de la parole. Oui, elle est déréglée. Pas folle, juste un peu fissurée par endroit. Elle se rappelle plus pourquoi d'ailleurs. Elle essaie de se souvenir des bons moments de sa vie, pas des mauvais. Alors, elle préfère oublier, qui et pourquoi on la abimée. Elle s'en fiche bien en fait. Sa vie lui plait. Parfois, les gens ne la comprenne pas. Mais ça lui plait d'être comme elle est. Grabouillée, tatouée, déchirée, marquée. Elle aime bien. Elle est pas nette hein ?. Mais elle est gentille au fond, vous savez.


Camille





Camille

# Posté le samedi 08 août 2009 15:01

Modifié le mercredi 25 novembre 2009 07:55

Sûrement que c'est une fois de plus pour mon bien...

Sûrement que c'est une fois de plus pour mon bien...
Do you want to go to the seaside ? Toujours cette mélodie. Je ferme les yeux, l'air marin me prenant soudainement. Ma chemise rose pâle se tordant avec force dans mon dos. Mes cheveux enmêlés par le sel et le vent. Je marchais, la tête vide pour une fois. Face à la mer, j'avais l'impression que tout était possible. Que les problèmes étaient loin, bien trop loin pour pouvoir me rattraper. Et toujours cette douce mélodie.. Do you want to go to the seaside. Je souriais à présent. D'un sourire imperceptible. J'avais peur d'être trop heureuse d'un coup, que tout disparaisse en un instant. Parce que trop de bonheur, ce n'est jamais bon. Je m'asseyais non loin de l'écume. Tout était tellement calme. Tellement paisible. Le remoue constant des vagues me berçait.
Je plongeais mes doigts dans le sable humide, profitant de cette sensation moîte et douce à la fois. Sombrant dans les pensées d'un futur heureux avec une maison sur cette même plage, avec des enfants si beaux que je ne pouvais croire qu'ils m'appartenaient, avec un mari comprehensif et aimant ; je regardais le soleil se coucher doucement. La musique toujours là, s'eloignait cependant au fur et à mesure que la lumière s'estompait. 'Cause I'm fell in love on the seaside. La sensation de chaleur me manquait peu à peu. Ma vision se brouillait. Je fermais les yeux, pour les rouvrir un instant après. Tu étais là à présent. Etrange apparition. Tu semblais exasperé. A cause de la lethargie dans laquelle j'avais plongé il y a plus d'un quart d'heure d'apres toi. Tout ça n'était que rêve. Je voulais juste m'échapper un instant de mon présent oppressant. Tu me regardais fixement. Ton sourcil relevé, tes yeux froids, et ton front un peu plissé m'indiquait que tu devais m'annoncer quelque chose de sûrement désagréable à entendre. J'encaisserais, de toute façon. Avant que tu ne prononce un mot, je me penchais vers ton cou, pensant que c'etait le dernière fois qu'une telle proximité serais possible entre nous. Je posais mes lèvres froides sur ton cou, ce qui ne te fis même pas frissoner comme autrefois. J'inspirais à fond. Tu sentais la brise marine. Fantome de mon rêve je suppose. Une envie de me sauver me prit soudainement. Mais tes yeux froids me clouaient à nouveau au sol. Ne bougeant plus, ne respirant plus, j'attendais la tempête. La mer calme dans ma tête se déchaina. Et je pensais à cette liberté que j'avais ressentis auparavant. Ma liberté perdue. Enchainée à nouveau à mes sentiments. " But I find It's hard to love you boy when you're far away..."




Camille

# Posté le dimanche 16 août 2009 06:41

Il va pleuvoir ce soir.

Il va pleuvoir ce soir.
Il va pleuvoir ce soir. Le ruissellement de la pluie va effacer notre amour. Mon coeur va dégouliner le long du trou beant dans ma poitrine. Et pourtant ca ne fera pas mal. Comme une dose de morphine, l'Autre agira comme un pansement, il soignera la blessure. L'amour c'est ça. Un trou que notre premier amour a ouvert. Il s'ouvre d'autant plus quand l'amour s'en va. Il se referme quand l'amour revient. Certaines personnes refermeront ma blessure mieux que d'autre. Mais ce soir je vais le perdre. Dans un égout, ou un caniveau. Je n'ai pas encore décidée. Et ca sera tant mieux comme ça. Garder le battement, perdre les sentiments. C'est ça mon voeux. Nous avons tous deux coeurs. Un qui bat, propulsant le sang dans tout notre corps, ce coeur qui nous fais sentir qu'on est bien là, parmi la masse de population, et qu'on est en vie. Et il y a l'autre. Mon cauchemar. Cet amas de sentiments, beau certes, mais néfaste. Ce coeur qui fais aimer, ce coeur qui fait souffrir, ce coeur qui nous pousse à vivre malgré tout. Il va pleuvoir ce soir, et tout ira bien. J'irais, nue dans la rue, attendre que mes sentiments partent. Marchant pieds nus sur les trottoirs crasseux, je sourirais. Un sourire fade certes, mais je sourirais. D'être en vie. D'être consciente de mes mouvements. Il sera Cinq heures du matin, il fera froid. Mais qu'importe. Le jour vient après la nuit, le soleil après la pluie. Alors tout ira bien. Comme si de rien n'etait. Comme si rien ne cétait passé. Comme si le "nous" n'avait pas existé.


Camille

# Posté le dimanche 13 septembre 2009 06:12